Certes Jésus a célébré la Pâque dans un contexte juif, mais il a pris les éléments les plus simples qui se trouvaient devant lui à ce moment-là. Le but est-il vraiment de reproduire au risque de"réifier ou "chosifier" comme le font certains paroissiens de toutes les églises

On perd alors l'intention commémorative de ce que Jésus a voulu pour les disciples. "Faites ceci en mémoire mémoire de moi ..." Le "faites ceci" n'est pas une formule sacrée dont ondoit tout reproduire à lalettre. Il y a la problématique du pain azyme, mais tout le monde semble oublié que nous buvons aujourd'hui du vin qui a profité de toutes la science oenologique qui n'existait évidemment pas à l'époque de Jésus où l'on buvait une espèce de mélasse qu'il fallait sucrer avec du miel et mélanger avec des herbes aromatiques et même de l'eau sinon ça devait ressembler à un de nos sirops !
Au-delà de ces questions, on devrait même se poser la question suivante : ne faut-il pas célébre "comme Jésus" uniquement au moment de la Pâque juive ?
ou au contraire, "chaque fois qu'en tant quedisciple nous nous rassemblons" ?
ou encore "à notre gré" ?
Je préfère quant à moi, ces moments choisis qui gagnent alors en qualité et gardent leur aspect "festif et convivial".
C'est une question de choix que doit faire chaque communauté.
Comme l'hirondelle la écrit , au temple du Botannique cela se fait plus souvent qu'au temple de Boistfort et pourtant, ces deux temples appartiennent à la même Eglise Protestante Unie de Belgique. Le christianisme , c'est aussi la liberté ! Sinon on retombe dans ce qui justifiait les diatribes des Réformateurs au XVIème siècle. On n'en est loin à présent ! mais la liberté des enfants de Dieu demeurent ! (dixit ap. Paul)